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 Vice-Capitaine Ninomiya || 6ème Division || ADMIN

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Orii Ninomiya
Vice-capitaine de la 6e Division



Messages: 5
Date d'inscription: 12/11/2009

Papiers Administratifs
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MessageSujet: Vice-Capitaine Ninomiya || 6ème Division || ADMIN   Ven 13 Nov - 23:32

THE SOUL SOCIETY
Fiche de Présentation




« A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par-dessus »


Ninomiya Orii
feat. Lee Joon Ki

    • Pseudo : Nino. Certains, comme son capitaine, vois ça comme une marque d'irrespect, Orii lui, comprend qu'on puisse avoir la flemme de prononcer son nom et son titre en entier...
    • Âge : 21 ans à l'âge de sa mort. Son âme elle, à environs 60 ans. Orii est incapable d'être plus précis, il a arrêté de compter.
    • Nationalité : Japonais pure souche !
    • Lieu de Naissance : Orii est né dans la proche banlieue de Tokyo.
    • Particularité : Une grande apathie et flemme qui découragerait même le plus patient des hommes...


Fiche de Shinigami


    • Division : la sixième, celle de la rapidité.

    • Rang : Vice-Capitaine.

    • Arme : Des Katars nommés, respectivement : Tsumetaï pour la lame droite et Hakkaï pour la lame gauche.

    • Shikai : [X] Oui / [ ] Non
    Description : Lorsqu'Orii se décide enfin à sortir de son état léthargique pour fournir des efforts, il ne le fait pas à moitié... L'utilisation de ses katars se fait toujours au corps à corps et Orii n'est pas fait pour les combats de distance. Lorsqu'il déclenche le shikai, les Katars semblent se fondrent sur ses membres pour êtres des continuités de ses bras, lui offrant une plus grande précision. Le katar de sa main droite est emprunt d'une énergie glacée tandis que celui de gauche d'une énergie brûlante, lui permettant d'utiliser, à l'inverse de nombreux shinigami, deux énergies différente même s'il le fait avec moins d'intensité.
    Chaque fois qu'une attaque de givre touche, sa cible perde en rapidité et chaque fois qu'une attaque de feu touche, la victime perd en précision...

    • Bankai : [ ] Oui / [X] Non
    Description : Orii devrait commencer à étudier l'apprentissage du Bankaï compte tenu de son grade, cependant il trouve ça trop fatiguant, sans compter qu'il serait alors éligible au grade de capitaine et qu'il fuit les responsabilités, qui lui demanderaient beaucoup trop d'énergie...

Décris-toi !


    • Description physique [min. 10 lignes]:
    S'il est rare de rencontrer Orii debout et surtout se tenant bien droit, on peut tout au moins deviner que si l'ossature étroite était entièrement dépliée, il mesurerait entre 1m70 et 1m75.
    Le shinigami se tient souvent légèrement vouté, la tête rentrée dans les épaules et les mains dans la poche, ajoutant à son air apathique...

    Une tignasse de cet ébène japonais et généralement aussi mal coiffée que coupée encadre un visage plutôt rectangulaire et tout en longueur. Les traits ne sont ni marqués ni effacés, signe qu'Orii est mort sur la fin de son adolescence. Les yeux sont noirs et il est parfois bien difficile de différencier l'iris de la pupille. Cette dernière semble d'ailleurs souvent éclatée, comme si le shinigami dormait les yeux grands ouverts...

    Les nez droit est légèrement pointu, un rien mutin, soulignant avec légèreté les traits les plus enfantins de son visage. Des lèvres rondes mais courtes terminent le visage. Elles sont souvent figées dans une expression boudeuse, comme si sourire ou avoir l'air triste lui demandait trop d'effort au niveau des zygomatiques...

    Le reste de sa personne est assez bien proportionné. Il n'est ni maigre ni épais et la seule chose qui chez lui ne semble pas dans la norme sont ses jambes, pourtant tout à fait proportionnel. Ce qui leur donne cet aspect trop grandes c'est justement cette façon qu'il a de se mouvoir en trainant constamment les pieds...

    Dernier détail sans importance mais qu'Orii tien toujours à jour malgré sa mort : il a un piercing sur le nombril ! C'est peut être bien son seul plaisir que d'en trouver de toutes les couleurs et de toutes les formes...

    • Description psychologique [min. 10 lignes]:
    Orii semble bien fade comparé aux capitaines et vice-capitaine qui forment les 13 Division du Gotei 13...
    Apathique, léthargique... Il semble être constamment à bout de force, comme si respirer était déjà un acte qui lui demandait un effort surhumain ! Ce shinigami revendique son appartenance à la classe des êtres dit "partisan du moindre effort". Comme il aime à le dire souvent : "un effort ? Pourquoi pas, mais quand mon corps sera d'accord...!" Et force est de constater qu'il ne doit pas l'être souvent !
    L'ennui n'est pas un soucis pour ce shinigami là, se serait même plutôt un but, voir une raison d'exister...! Il ne s'agit pas de mauvaise volonté à la base, même si avec le temps, la différence est devenue difficile à percevoir.
    C'est parce qu'on ne cessait de venir l'enquiquiner à propos de l'Institut Central des Techniques Spirituelles qu'Orii finit par accepter de s'y rendre. Il y apprend tout ce qui lui sera utile entre tant que shinigami et plus encore.
    S'il fait preuve d'un manque de participation évident que se soit à la Soul-Society ou bien sur le champs de bataille, Ninomiya n'en est pas moins un garçon blindé du point de vue de la force morale. Capable de garder son sang froid dans les pires situations, il est, de ce point de vue, presque rassurant, même si parfois on pourrait prendre cette attitude pour de l'inconscience...
    D'ailleurs à ce sujet, ils sont très peu nombreux à la Soul-Society à l'appeler "Vice-Capitaine Ninomiya". Son attitude pantelante le fait souvent paraître très accessible et gamin, ce qui fait que les autres shinigami ont tendance à l'appeler "Nino". Sauf quand le Capitaine Aizawa est dans les parages ! Ce dernier est décidément trop rigide au goût de Nino qui doit toujours user de ruses pour éviter les corvées en tout genre que ce dernier lui délègue. Si au début il s'en tirait facilement d'une promesse de faire ce qu'il lui avait été demandé avant de finalement s'évaporer dans la nature, Aizawa l'a aujourd'hui beaucoup mieux cerné et il sait se montrer très convainquant...
    Qu'on ne se méprenne pourtant pas : si Nino est en conflit permanent avec son Capitaine, il n'hésiterait cependant pas à se dresser entre lui et le danger.

    Sa façon de s'excuser pour sa nonchalance ? "Je me dépense tellement quand je me bat qu'il faut bien que je me repose le reste du temps..."

    A ne pas sous estimer non plus : Ninomiya à un petit côté mythomane qui lui sert essentiellement à se débarrasser des gêneurs. Allant du petit mensonge au grands mensonges, il garde un aplomb peu ordinaire dans cet art !


Et derrière l'écran ?


    ••Prénom/Surnom: Freya
    • Âge : 24 ans
    • Pays: France
    • Présence sur 7 : 7
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    • Code du Règlement : //


Dernière édition par Orii Ninomiya le Sam 14 Nov - 13:24, édité 2 fois
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Orii Ninomiya
Vice-capitaine de la 6e Division



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Date d'inscription: 12/11/2009

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MessageSujet: Re: Vice-Capitaine Ninomiya || 6ème Division || ADMIN   Sam 14 Nov - 13:23

Where Have You Been ?


    • Histoire [min. 20 lignes]:
    Banlieue sud de Tokyo, juin 1948, 23h17.

    - « C'est un beau petit garçon Mademoiselle Ninomiya ! »

    Mademoiselle ? Oui... Mademoiselle. Ninomiya n'est pas mariée et pourtant, voilà que cette nuit, elle vient de mettre au monde son premier enfant. Il est le fruit de son union avec l'un de ces hommes infidèles qui jurent constamment de quitter un jour leur femme sans pourtant jamais le faire.

    La femme, épuisée, tend les bras vers la sage femme et cette dernière lui remet le bébé, emmitouflé dans une couverture. Le petit à déjà arrêté de pleurer et la jeune maman s'en étonne.

    - « C'est un petit paresseux » plaisante la sage femme.

    Mais la demoiselle ne l'écoute déjà plus. Ses prunelles sombres ont croisées le regard de son fils et une bouffée d'amour l'a envahit. D'une main tremblante d'émotion, elle écarte une des déjà nombreuses mèches ébènes qui couvre la tête du bébé et elle dépose un petit baiser sur le front humide.

    - « Orii... » Murmure t-elle.

    C'est original comme prénom. Pas courant du moins, mais la sage femme et l'infirmière qui l'accompagne ne s'en incommodent pas. Elles ont l'habitude... Elles en ont vu d'autres...

    *****


    Tokyo, actuel Shinjuku, décembre 1960, 16h25.

    Mademoiselle Ninomiya est toujours seule dans son petit appartement de Shinjuku. L'amant qu'elle aimait tant ne l'a jamais épousé finalement, pas plus qu'il n'a quitté sa femme. Mais la jeune femme n'est pas revancharde, elle n'a même pas cherché à avertir l'épouse bafouée des infidélités de son mari. Elle s'est contenté de donner tout cet amour qu'elle avait en trop à son unique enfant. Son Orii qu'elle couve du regard dès qu'elle l'aperçoit. Il a 12ans maintenant et sa silhouette se dessine, assise sur une chaise près d'une fenêtre. Le regard sombre fixe l'extérieur où quelques flocons vaporeux remplissent l'atmosphère de leur beauté froide.

    Le menton soigneusement calé au creux de sa paume, Orii semble presque absent. Sa mère à l'habitude. Le petit garçon n'est pas très vif paraît il, même l'école semble exaspérée de le voir si mollasson. Pourtant ses résultats ne sont pas mauvais, sauf en éducation physique où, bien que ses notes ne soient pas désastreuses, les mauvaises annotations de ses professeurs fleurissent. Ils disent tous la même chose : Orii est un enfant faignant qu'il faut secouer longuement pour en tirer quelque chose. Pourtant dans l'effort il n'est pas mauvais...

    « C'est un rêveur » dit toujours sa mère pour l'excuser. Il a la tête dans les nuages, ça lui passera...

    *****


    Tokyo, Shibuya, mars 1969.

    Entre l'hiver et l'automne, le temps ne semble pas vouloir se décider. Il pleut, il grêle un peu et les nuages bas annoncent clairement que ça ne changera pas de la soirée.
    Pourtant, débouchant au bout de la rue, Orii Ninomiya ne se presse pas plus. Tant pis, il sera mouillé et les petites gouttes gelées parsèmeront sa tignasse trop longue de petites perles translucides. Il a bien un parapluie, mais il n'a pas envie de l'ouvrir. Ses mains sont dans ses poches, bien au chaud et là, vraiment, il a la flemme de les en sortir...

    Le jeune Ninomiya à maintenant 21ans et après l'obtention de son diplôme de fin d'étude, il a dût se trouver un emploi pour pouvoir subvenir seul à ses besoins. C'est sa mère qui l'a obligé à se bouger un peu. Peut être finalement à t-elle finit par comprendre que son petit garçon ne sortirait jamais de cette apathie qu'il avait déjà le jour de sa naissance ? En tout cas, c'est bien difficile pour une personnalité comme la sienne de se trouver un petit emploi tranquille...

    Ce qu'il fait ? Il archive. Il archive à longueur de journées, longueur de mois et d'années. Sa société ? Une succursale des télécommunications. Ce secteur est en plein boum depuis la fin de la guerre et on prévoit de sacrées avancées technologiques dans les années à venir. Lui il se contente de mettre des dossiers dans des boîtes, de leur donner un numéro et d'envoyer la boîte moisir sur une étagère. D'aucun trouverait ce travail fastidieux et ennuyeux, mais pour Orii c'est parfait.

    Seul dans son entrepôt, il réceptionne mollement les dossiers et entreprend le classement avec une lenteur toute calculée. Mais le travail est fait. Et bien fait. Même si ses supérieurs s'échinent à vouloir le faire travailler plus rapidement pour désengorger les étagères du personnel, ils n'arrivent pas à se résoudre de renvoyer le jeune homme qui ne se plaint jamais, ni de la solitude de ce post, ni de la surcharge de travail ni de la paye de misère. Sans compter qu'on peut passer ses nerfs sur lui à longueur de journée, il ne dit jamais rien, ne proteste même pas. Soit ce garçon est une perle, soit c'est un simple d'esprit...

    En tout cas pour ce soir, Orii se sent glacé jusqu'aux os quand il pénètre chez lui. La première chose qu'il fait, c'est d'aller dans sa salle de bain. Il place le bouchon de la baignoire et ouvre le robinet. L'eau qui s'en échappe est d'abord gelée avant d'être brûlante, puis, enfin, la température se stabilise.

    Il quitte la salle de bain quelques instants, passe dans sa chambre, se déshabille, récupère de quoi se changer puis revient dans la petite pièce ou la vapeur d'eau s'échappe déjà de la grande cuve. Il s'assied sur le rebord de la baignoire et du bout des doigts caresse l'eau qui promet de détendre ses muscles endoloris. Pourtant faut admettre qu'il ne s'en sert pas souvent...

    On frappe à la porte et Orii se détourne avant de se lever. Dans sa « précipitation » il ne voit même pas la savonnette qu'il a bousculé et qui vient de s'échouer sur le fond en émail blanc.

    Il ouvre et c'est le voisin. Il est venu lui rendre le paquet de riz qu'Orii avait eu la gentillesse de lui dépanner la semaine précédente. Ils échangent quelques mots, quelques politesses, et voyant que de toute évidence, il interrompt quelque chose, l'homme finit par le saluer avant de s'en aller. Et Nino revient une nouvelle fois dans sa salle de bain, avise le bac rempli d'eau et coupe l'arrivée d'eau.

    Avec délectation, il met un pied dans l'eau brûlante, puis un second. Le voilà debout, de l'eau jusqu'aux mollets et il profite un instant de cette transition entre le froid de la petite pièce, à peine réchauffée par la vapeur d'eau, et le cocon de chaleur de l'eau sur ses jambes. Un petit pas en avant pour s'offrir plus de latitude pour s'étendre et... Voilà qu'il la pose sur le savon, toujours au fond du bac ! Une expression de surprise passe sur les traits habituellement très détendus alors qu'Orii se sent partir brutalement en arrière. Il brasse l'air avec ses bras, cherchant un endroit où se raccrocher mais rien...!

    C'est avec une violence peu commune que l'arrière de son crâne heurte le bord de la baignoire. Le jeune homme sombre aussitôt dans l'inconscience et son corps, selon les bons principes d'Archimède, s'enfonce dans le fond du bac. Bientôt sa respiration le trahit et l'eau envahit ses poumons.

    Il se noie...

    *****


    Soul-Society, avril 1970, heure indéterminée.

    Cela fait maintenant un an à présent que l'âme de Nino s'est désolidarisée de son corps. Durant le premier mois, sa conscience était restée près de son corps, comme le veillant de façon un peu macabre. Il avait vu sa mère, éplorée, venir pleurer sur son cadavre. Et avant ça, il avait vu la police débarquer chez lui, sans doute ses employeurs avaient ils signalé sa disparition... Pas beau à voir l'état dans lequel avait été retrouvé son corps, gorgé d'eau, après trois jours de baignade... Beurk, vaut mieux pas y penser...

    En tout cas, après ce mois, il avait rencontré pour la première fois un shinigami. Ce dernier lui avait expliqué le principe du Soul-Society et des âmes errantes. Orii n'avait pas vraiment protesté. A dire vrai, ça lui passait un peu par dessus la tête. Le shinigami n'avait pas réellement eu à le convaincre de se laisser apposer un sceau...

    Et voilà que depuis ce jour il erre dans les rues de ce monde spirituel...

    Orii n'a pas changé, attitude négligée, partisan du moindre effort... Il ne participe pas à la vie de cette cité des morts et fais peu de cas des shinigami qu'il juge être des « gens qui n'ont rien comprit ». En fait il a du mal à saisir que même après la mort, on puisse avoir le désir de fournir encore moult efforts...

    A son arrivée, on lui a signalé qu'il émanait de lui une grande capacité spirituelle. Mais le jeune homme avait refusé d'entendre parler de l'Institut Central des Techniques Spirituelles. Pas moyen que lui se laisse entrainer la dedans. L'ICTS, c'était bon pour les hyperactifs, pas pour les gens comme Nino...

    *****


    Institut Central des Techniques Spirituelles, Septembre 1980, heure indéterminée.

    Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis ? Dans ce cas Nino est un idiot. Parce qu'il n'a pas changé d'avis à propos de ceux qui ont le désir d'entrer à l'ICTS. Ce qui fait qu'il s'y trouve, présentement, c'est la lassitude. Dix ans que les shinigami qu'il croise lui parle de l'énergie spirituelle qu'il dégage. Dix ans qu'il refoule l'idée d'intégrer le gotei 13.

    Mais là, le grand conseil du Soul-Society l'a plus ou moins mit en garde. Il fallait qu'il sorte de sa léthargie pour participer un peu à la vie de ce monde des morts. Comme quoi la mort est injuste avec lui. Même décédé il ne peut pas profiter de l'éternité pour ne rien faire !

    Le voilà donc inscrit dans cette école, et il en a pour quelques années en plus le bougre...

    *****


    Siège du Soul-Society, juin 1991, heure indéterminée.

    - « Orii Ninomiya. »

    L'étudiant lève les yeux sur le vieil homme qui vient de prononcer son nom. Ca y est, c'est la pseudo remise des diplômes. Nino à l'impression d'être toujours vivant et d'avoir régressé tout à coup...
    Comme il ne se lève pas, l'homme sur son estrade, derrière son petit pupitre répète son nom. Quelques shinigami pouffent de rire, d'autres se tournent vers lui, franchement désapprobateur.

    - « Bon, bon... J'ai compris... »

    Il se lève et rejoint l'homme sur son estrade. Ce dernier lui tend un petit rouleau de parchemin, probablement la forme écrite de son diplôme. Doit il l'accrocher au mur au dessus de son lit ?

    Les autres diplômés applaudissent et Nino roule des yeux. Sont ils obligés d'applaudir pour chaque lauréat ? N'ont ils pas vu le nombre impressionnant d'élèves diplômés lors de cette promotion 91 ?

    Le silence revient. C'est le moment où le vieil homme doit annoncer la division qui, après délibération, lui a été choisit. Ce choix est généralement le résultat d'âpres discussions regroupant l'avis personnel des enseignants ainsi que leurs résultats dans les différents cours dispensés.

    - « Sixième division. »

    L'annonce est accueillit dans un silence de mort tout d'abord. Orii se retourne vaguement. Pas d'applaudissement cette fois ? Les autres en ont eu, EUX. Mais plutôt que du silence, Orii se rend compte qu'un léger brouhaha s'entend. On dirait que la nouvelle en a surprit plus d'un... Il réfléchit. Division numéro six... Division numéro six... Ha oui ! La division réputée pour sa rapidité !

    Il arque un sourcil avant de se tourner vers le vieil homme. Soudain, lui aussi se demande si le conseil n'a pas un peu trop fumé de substances illicites.

    Non non. L'homme est formel. Division numéro six. Son capitaine ? Kanesuke Aizawa. Son vice-capitaine ? Kora Sayuri.

    *****


    Tokyo, Ueno - non loin du temple du culte des anciens, octobre 2003, 7h37.

    Une petite unité de la division six avait été dépêchée de bonne heure ce jour là. Menée par la vice-capitaine Sayuri elle même, l'unité avait pour mission de repousser une groupe d'arrancares qui s'était un peu trop approché du temple et de la porte menant au monde des morts et de la Soul-Society.

    Où se trouvait le capitaine Aizawa ? A dire vrai, aucune idée, mais l'heure n'était probablement pas à ce genre de considération. Ils étaient cinq parmi lesquels le Lieutenant Ninomiya. Cela faisait maintenant 12ans que le shinigami avait intégré la division six et il s'était déjà attiré les foudres de la vice-capitaine et de bien d'autres. Du capitaine cependant, jamais, et pour cause... Il l'avait à peine entrevu de temps en temps. Son attitude trop passive ne lui permettait sans doute pas d'être intégré aux missions confiées à cet homme là. Et Orii n'allait pas s'en plaindre. Le capitaine semblait toujours en mission quelque part, c'était décourageant. Encore que d'habitude, la vice-capitaine l'accompagnait...

    - « Ninomiya t'attend le déluge ? »

    Le dit Ninomiya se retourne vers sa supérieure et la regarde. Qu'attend t-elle de lui exactement ? Ils sont en train de se faire repousser, il a bien vu, mais et alors ? Il suffit d'y mettre plus de coeur non ? Facile à dire pour lui bien sûr, puisqu'il n'a toujours pas ne serait ce que mit aux poings ses katars. A dire vrai, ses mains sont même toujours dans ses poches et il se contente d'esquiver les quelques attaques qui fusent dans sa direction.

    Les arrancares ne sont que trois, pourquoi diable Orii voudrait il priver l'un de ses compagnons d'arme d'un duel en un contre un...? Oui, pourquoi ?!

    Mais la bataille tourne au vinaigre, ceux là sont plus costaud que prévu. La vice-capitaine semble aux prises avec le chef du groupe. Quand aux autres membres de la division six, ils peinent à contenir les assauts des deux autres. Ça fait un peu pitié pour du deux contre un non ?

    Sayuri se retourne, esquivant une nouvelle attaque et elle hurle à l'intention de ses coéquipiers, Nino comprit :

    - « On se repli vers la porte. Retraite ! »

    Orii la regarde, perplexe. Pardon ? Ils ont fait le déplacement depuis le monde des morts pour des cacahuètes ? Sans blague ! La vice-capitaine l'a tiré du lit de très bon matin, l'a houspillé pour qu'il se dépêche et l'a trainé dans le ningenkai pour... Des prunes ?

    Nino ronchonne tout en récupérant ses katars. Sayuri le regarde, surprise de le voir enfin se mettre en branle.

    Et là, pour la première fois en douze ans, la vice-capitaine comprend pourquoi le shinigami à été intégré à cette division... Fendant l'air dans d'amples mouvements, le shinigami semble être emprunt d'une vitesse qui lui était insoupçonnée. On dirait presque qu'il danse au milieu des deux arrancares. Et s'il est très rapide, il n'en est pas moins avare de mouvement. Chacun de ses gestes semble soigneusement calculé, il n'y a rien à jeter dans sa performance. A se demander comment, avec si peu d'entraînement, il est capable d'une telle prouesse !

    Contre toute attente, le shinigami semble être capable de s'occuper de l'un des arrancares seul. L'ordre de retraite est annulé, la bataille continue...

    *****


    Soul-Society, dernier trimestre 2007, heure indéterminée.

    - « La vice-capitaine Sayuri a émit le désir de voir son temps en tant que shinigami s'éteindre. Et elle vous a chaudement recommandé pour prendre sa place. Après délibération, il se trouve que le conseil approuve cette décision à l'unanimité. »

    Orii regarde le vieil homme comme s'il lui racontait la dernière blague à la mode. Plaît-il ?

    Il venait de se faire bombarder vice-capitaine ! Le capitaine Aizawa était là lui aussi, mais même s'il restait drapé dans cette attitude digne, Nino voyait bien qu'il ne faisait pas partit de ceux approuvant la décision de l'ancienne vice-capitaine... Cohabitation difficile en perspective...

    *****


    Soul-Society, septembre 2008, heure indéterminée.

    - « Arrêtes de faire ton difficile Nino ! Ca va te prendre cinquante ans tout au plus ! C'est le capitaine qui l'a dit ! »

    A l'échelle de l'éternité, cinquante ans, ça ne représente pas grand chose. Mais pour Orii, même dix minutes d'effort représentait trop de temps perdu... Alors cinquante ans...

    C'était le nouveau thème fétiche des parieurs de la Soul-Society dernièrement : combien de temps pour convaincre le vice-capitaine Ninomiya de bien vouloir accepter d'apprendre le bankaï...?

    JAMAIS ! Capitaine ou pas capitaine !


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